No 67 – Loi sur la liberté des cultes (31 octobre 1861)

 

Fin d’un monopole spirituel

La Constitution du 15 décembre 1861 instaure la liberté générale des cultes.

Elle autorise la tenue d’assemblées religieuses indépendantes (donc autres que celles issues des rangs de l’Eglise évangélique nationale).

Elle prescrit que l’Eglise nationale évangélique réformée, maintenue et garantie dans son intégrité, doit être réorganisée et que les paroisses doivent participer à son administration et interviendront dans la nomination des pasteurs. Ces principes se concrétisent dans la loi du 19 mai 1863, qui pose déjà l’essentiel des normes en vigueur jusqu’à nos jours: principe du multitudinisme (L’Eglise a pour vocation de s’adresser à l’ensemble de la population) et autonomie dans le domaine spirituel, larges compétences des assemblées de paroisse, des conseils de paroisse et d’arrondissement (actuellement région), du Synode (parlement de l’Eglise) et de la Commission synodale (organe exécutif, actuellement Conseil synodal).

Source de l’article: Jean-Pierre Bastan, « La fracture religieuse vaudoise 1847-1966. Labor et fides, 2016

Start typing and press Enter to search