No 60 – Loi-Eglise-Etat (14 décembre 1839)

 

Une loi controversée

En 1839, le Grand Conseil s’attelle au chantier de l’Eglise nationale évangélique.

Cette loi entre n’entre en vigueur qu’en 1841

Le canton est divisé en 150 paroisses. Chacune de ces paroisses est soumise aux autorités communales pour tout ce qui ne touche pas au domaine spirituel. 170 pasteurs environ desservent les paroisses vaudoises. Ils se réunissent en 4 Classes dont les procès-verbaux sont remis au Conseil d’Etat.

Le synode, composé de délégués des Classes et de l’Etat ne se réunit que très occasionnellement, à la demande du Conseil d’Etat.

Dans la loi de 1839, le serment de consécration des pasteurs est modifié. Ils ne doivent plus promettre de suivre la Formula Consensus (voir 40) et de ne pas dévier de la Confession helvétique postérieure (voir 36). Seule la référence à la Bible demeure.

De fait, l’Etat impose à l’Eglise  de ne plus avoir de confession de foi officielle.

En réaction à cette mainmise de l’Etat sur le contenu doctrinal, plusieurs pasteurs démissionnent, dont Alexandre Vinet.

Source: Jean-Pierre Bastian : « La fracture religieuse vaudoise 1847-1966 », Labor et Fides, 2016

 

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