No 55 – Le Grand Conseil vaudois (1803)

 

Un nouveau canton, une vieille Eglise

Suite à l’Acte de Médiation de Napoléon, les autorités du nouveau Canton de Vaud siègent pour la première fois le 14 avril 1803.

L’Acte de Médiation établit  le principe de la liberté religieuse. Mais dans le nouveau canton, le protestantisme reste la religion officielle. Les catholiques ne représentent alors qu’une toute petite minorité (sauf dans le district d’Echallens).

Les relations entre l’Eglise nationale évangélique (comme on l’appelait alors) et le nouvel Etat ne se trouvent guère modifiées.

Alors que les pasteurs s’étaient vus privés de salaire durant l’éphémère République helvétique (1798-1803), tout rentre dans l’ordre. Face aux bouleversements politiques, l’Eglise reste tranquille, voire assoupie, et bridée par l’Etat.

Les pasteurs assurent les prestations religieuses, tiennent le registre civil, et participent à la surveillance des écoles.

Sur le plan doctrinal, ils promettent de fonder leur enseignement sur la Confession Helvétique Postérieure (voir 36 et 40).

Source: Jean-Pierre Bastian, « La fracture religieuse vaudoise 1847-1966 », Labor et Fides, 2016

 

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