No 80 – Conseil œcuménique des Eglises (1948)

Origines

On peut faire remonter les origines du mouvement œcuménique moderne à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Dès cette époque, en effet, des chrétiens se mettent à prier et à travailler ensemble, par-delà les frontières confessionnelles. Et des mouvements d’avant-garde se forment dès la fin des années 1920 pour faire avancer la cause de l’unité de l’Église à travers le monde.

Création du COE

C’est pourquoi, en 1937, des responsables d’Église décident de créer un Conseil œcuménique des Églises (COE). Mais la seconde guerre mondiale éclate et la constitution officielle du COE est repoussée jusqu’en août 1948. Sa première Assemblée, qui a lieu à Amsterdam, réunit des représentants de 147 Églises.

Depuis, un nombre croissant d’Églises de tous les continents se sont unies dans la quête de l’unité chrétienne. Elles ont jeté des ponts nouveaux par-dessus les séparations anciennes.

Eglises membres

Parmi ses membres, le COE compte aujourd’hui presque toutes les Églises orthodoxes, de nombreuses Églises protestantes historiques issues de la Réforme et un large éventail d’Églises unies et indépendantes.

La plus grande Église chrétienne du monde – l’Église catholique romaine – n’est pas membre du COE, mais elle travaille en étroite collaboration avec lui depuis plus de trente ans et envoie des représentants à toutes les grandes conférences du COE, aux sessions de son Comité central et à ses assemblées. Le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens désigne douze représentants à la Commission « Foi et constitution » du COE et coopère avec celui-ci à la préparation du matériel de la Semaine universelle de prière pour l’unité des chrétiens, destiné aux communautés paroissiales.

Objectifs du COE

Le Conseil œcuménique n’a nullement pour objectif de créer une super-Église mondiale ni d’uniformiser les expressions cultuelles. Il cherche à approfondir la communion qui existe entre les Églises et communautés chrétiennes, de sorte que chacune discerne chez l’autre des expressions authentiques de « l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». À partir de là, il devient alors possible de confesser ensemble la foi apostolique, de coopérer dans la mission et le service à l’autre et, parfois même, de partager les sacrements. Tous ces actes de communion concrétisent la base du COE qui proclame que le Seigneur Jésus-Christ est « Dieu et Sauveur selon les Écritures ».

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